Tu les regardes au loin, sur la plage. Dans une ou deux semaines, l'espace de quelques jours, tu ne les verras plus. Ôh bien sûr, y aura toujours les week ends, mais 6 jours dans un mois, c'est quoi ? Ils s'éclaboussent les un et les autres, savourent leur court été. On est quand même content de les voir avant nos départs à tous. Y a tellement de gens qui en apprécient d'autres sans vraiment trop savoir comment leur dire. Et puis, certains que l'on n'aime pas beaucoup réussissent à nous manquer. Genre les gens que t'adores emmerder sans cesse parce que leurs réflexions de mairder te font sourire. C'est bien beau ce type de relations éphémères dont on redoute tant la fin. Parce que dès le début on sait qu'il ne faut pas s'attacher à eux. Mais au fil du temps, les règles de sécurité tu les fuck tout haut et tu cèdes à ces interdictions pourtant très utiles. Une lutte qu'on retrouve si souvent dans une vie. Un truc comme une sensation de fin précoce à un début qu'on est pas certain d'avoir vécu. Et puis le temps nous rattrape, grand vainqueur du tournoi de déprimetarace. On en est conscient en plus, de cette issue finale. Ca s'appelle rendre la monnaie de la pièce. On est jamais déçu de cette conclusion, ça va dans la logique des choses, disons. Seulement les faits sont là, nous n'voulons pas les voir s'éloigner. Par peur d'une cruelle nostalgie qui nous tiraillerait l'âme les jours de pluie. Alors quoi ? Faut les voir partir, en fermant sa gueule. Mon formidable esprit contradictoire me fait faire le contraire. Quelle rebelle dans ce corps d'enfant sage (a). En général, ces histoires te font bien chier. Merde, à quoi ca mène tout le tralala des mots en noir sur un papier blanc sans ligne. Surtout que j'écris pas droit et que les mots qui s'échappent par vagues n'appartiennent sûrement qu'à ton avis. Tu leur manques, ils te manquent, et puis ça change quoi, rien en fait. Ca fera venir le train qui te ramènera à eux plus vite ? Ca va t'amener douze ans d'amitié d'un coup ? A moi ca mfout la trouille. Moi j'ai froid ; moi j'ai faim. C't'une des plus belles soirées dont l'été a le secret de cette chaleur d'étuve propre aux saisons chaudes. Moi j'suis obsédée par une tirelire qui enchaîne dans son antre la plus jolie des lettres. Un petit "reviens" qui m'plait. A ces gens là, je promets des connereis toute l'année prochaine. Ah, cette putain de vie. Faut bien partir un jour. Ca vire au récit de fins de vacances mélancoliques. Laura, Alex, Céciloute, Léa, Rox, jsais pas trop comment dire merci d'façon originale. Tchaw. Sur le bout desdoigts, t'comptes les secondes loin d'ton passé que tu préfèrerais parfois tellement plus en tant que présent. L'humain est assez faible. Moi aussi, sinon plus.